Notre enquête scientifique pour protéger les hérissons

Un article de la classe des CM1-CM2 B de l’école Bono Campo de Bonchamps-lès-Laval

Cette année, notre classe de CM a participé à un défi autour des Objectifs de Développement Durable (ODD). Pour commencer, nous avons observé plusieurs images et nous avons essayé de retrouver à quels ODD elles correspondaient. Après avoir échangé nos idées, nous avons identifié l’ODD 15 : « Vie terrestre », qui concerne la protection de la biodiversité et des espèces menacées.

Nous avons ensuite choisi une image représentant des animaux en danger. En réfléchissant aux espèces que nous connaissions autour de nous, nous avons décidé de nous intéresser au hérisson, un animal que l’on peut rencontrer dans notre région mais qui est aujourd’hui menacé.

Notre problématique

Comme de vrais scientifiques, nous avons commencé par nous poser une question : Pourquoi les hérissons sont-ils menacés ?

Cette question est devenue le point de départ de notre enquête.

Nos hypothèses

Avant de faire des recherches, nous avons proposé plusieurs hypothèses :

  • Les voitures peuvent écraser les hérissons lorsqu’ils traversent les routes.
  • Les clôtures et les murs peuvent les empêcher de circuler.
  • Ils trouvent moins de nourriture qu’avant.
  • Certains produits utilisés dans les jardins peuvent être dangereux pour eux.
  • Les lieux où ils vivent se font de plus en plus rares.

Nous avons noté toutes ces idées pour vérifier ensuite si elles étaient vraies.

 Nos recherches documentaires

Nous avons consulté des livres, des documents et des ressources sur ordinateur pour mieux connaître le hérisson. Nous avons découvert qu’il a besoin :

  • d’endroits calmes pour se cacher et dormir ;
  • de nourriture, comme les insectes, les limaces et les vers ;
  • de passages lui permettant de circuler entre différents espaces naturels ;
  • de lieux protégés pour se reproduire.

Nos recherches ont confirmé que la circulation routière, la disparition de certains habitats et les obstacles dans les jardins représentent de véritables dangers pour cette espèce.

Nos observations sur le terrain

Pour vérifier si notre environnement était favorable aux hérissons, nous sommes sortis autour de l’école. Nous avons observé :

  • les espaces verts où ils pourraient vivre ;
  • les endroits où ils pourraient trouver de la nourriture ;
  • les passages possibles pour leurs déplacements ;
  • les obstacles et les dangers présents autour de l’école.

Nous avons remarqué plusieurs zones intéressantes mais aussi des routes, des grillages et d’autres obstacles qui peuvent compliquer leurs déplacements.

Réalisation d’une carte

À partir de nos observations, nous avons réalisé une carte du quartier.

  • En vert, nous avons indiqué les endroits favorables à la circulation et à la vie des hérissons.
  • En rouge, nous avons repéré les dangers et les obstacles.

Nous avons également découvert le principe des trames vertes et bleues, qui permettent aux animaux de circuler entre différents milieux naturels.

Une expérience : le tunnel à empreintes

Pour savoir si des hérissons circulaient réellement près de notre école, nous avons construit un tunnel à empreintes.

Le principe est simple : lorsqu’un animal traverse le tunnel, il laisse des traces de pattes sur une feuille. Cette expérience nous permet de recueillir des indices sans déranger les animaux.

Nous avons installé le tunnel puis observé les résultats afin de vérifier notre hypothèse selon laquelle les hérissons utilisent certains passages autour de l’école.

Ce que nous avons appris

Grâce à notre enquête, nous avons compris que les hérissons ont besoin d’espaces naturels reliés entre eux pour vivre et se déplacer en sécurité. Nous avons également découvert que chacun peut agir pour les protéger en préservant la biodiversité, en laissant des passages dans les clôtures ou encore en faisant attention à la nature qui nous entoure.

Cette expérience nous a permis de suivre toutes les étapes d’une démarche scientifique :

  1. Observer ;
  2. Se poser une question ;
  3. Formuler des hypothèses ;
  4. Faire des recherches ;
  5. Observer sur le terrain ;
  6. Réaliser une expérience ;
  7. Analyser les résultats ;
  8. Tirer des conclusions.

En participant à ce défi ODD, nous sommes devenus de petits chercheurs engagés pour la protection de la biodiversité et des hérissons.

Une année d’École du dehors en classe de CE2-CM2

Témoignage de Karen Decochereaux, enseignante dans une classe de CE2-CM2 à l’école Jean Moulin de Loiron-Ruillé.

Cette année, j’ai mis en place avec ma classe de CE2-CM2 une demi-journée d’École du dehors chaque semaine dans un petit bois situé près de l’école.

L’objectif était de permettre aux élèves d’apprendre autrement, au contact direct de la nature. Les séances ont été l’occasion de travailler de nombreuses notions scientifiques : observation des êtres vivants, reconnaissance des arbres et des feuilles, mais également des activités de conjugaison, de poésie en mouvement, des fractions, des mesures de périmètre, la réalisation du plan du petit bois…

Mais l’École du dehors a également trouvé sa place dans d’autres domaines. En littérature, la lecture offerte de L’Épopée de la forêt en 100 épisodes a accompagné les élèves tout au long de l’année et a nourri de nombreuses observations sur le terrain. Les élèves ont ainsi pu faire des liens entre le récit et ce qu’ils découvraient dans le bois.

Nous avons également expérimenté des temps de Musique dehors, au cours desquels les élèves ont appris à écouter leur environnement, à créer des paysages sonores et à utiliser les éléments naturels comme sources d’inspiration.Les élèves se sont rapidement approprié ce rendez-vous hebdomadaire. J’ai observé beaucoup d’enthousiasme, de curiosité et de coopération. Certains élèves habituellement plus réservés ont trouvé dans ces temps dehors une autre manière de participer et de réussir.

Cette année a aussi été enrichie par le partenariat avec Damien Dumousset (Chargé de missions sciences), qui nous a accompagnés lors de plusieurs séances scientifiques. Ses interventions ont permis aux élèves d’approfondir leurs observations et de mieux comprendre le monde vivant qui les entoure.

La sortie au Bois Gamats a constitué un temps fort du projet. Les élèves ont pu découvrir un autre milieu naturel et réinvestir leurs connaissances. L’Escape Game  de la forêt conçu par Pascal Isambert de la Ligue de l’Enseignement a également rencontré un grand succès en en mêlant observation, réflexion, coopération et réinvestissement des connaissances acquises au cours de l’année.

Cette première année a confirmé tout l’intérêt de l’École du dehors. Elle a permis aux élèves d’apprendre autrement, de développer leur curiosité et de renforcer leur lien avec la nature.

 

Offre éducative 2026-2027 – Parc et Géoparc Normandie-Maine

Dans le cadre de sa mission d’éducation à l’environnement et au territoire, le Parc naturel régional et Géoparc mondial UNESCO Normandie-Maine a élaboré son offre éducative à destination des écoles, collèges et lycées pour l’année scolaire 2026-2027.

Celle-ci est réservée aux écoles et établissements scolaires du territoire du Parc Normandie Maine. Elle a pour objectif de favoriser la mise en œuvre de projets pédagogiques en lien avec les enjeux environnementaux, climatiques et territoriaux.

Cette offre s’appuie sur les ressources locales et vise à accompagner les équipes pédagogiques dans le développement de projets interdisciplinaires, en cohérence avec les programmes scolaires et les priorités de l’Éducation nationale, notamment en matière d’éducation au développement durable.

Parmi les dispositifs proposés :

  • Class’Climat, qui permet aux élèves de cycles 2 et 3 (primaire et collège) d’explorer les enjeux du changement climatique à partir de leur environnement proche, à travers un diagnostic et l’élaboration d’un plan d’actions en lien avec les élus locaux;
  • La correspondance entre Géoparcs, destinée aux classes de cycle 3, favorisant l’ouverture à d’autres territoires classés Géoparc mondial UNESCO à travers des échanges épistolaires sur des thèmes variés;
  • Des sorties pédagogiques sur les Espaces Naturels Sensibles, ainsi que l’accueil de classes au sein des équipements du Parc.

Ces actions s’inscrivent dans une démarche visant à faire du territoire un support d’apprentissage concret, tout en renforçant les liens entre établissements scolaires, collectivités et politiques éducatives locales.

L’ensemble des informations et modalités de participation sont disponibles sur le site internet : www.parc-naturel-normandie-maine.fr .

Pour les écoles hors territoire du Parc, le site de  la maison du Parc à Carrouges, les Espaces Naturels Sensibles restent une ressource intéressante pour aborder l’éducation à l’environnement et les différents enjeux. A titre d’exemple, il est tout à fait possible de s’inspirer de la démarche Class’Climat afin d’explorer les enjeux du changement climatique à partir de l’environnement immédiat de l’école. Des ressources explicitant cette démarche sont disponibles  sur le site internet du Parc Naturel Régional Normandie Maine.

Les aires éducatives

Une aire éducative est un projet pédagogique ayant pour objectif d’accompagner les élèves, sur le temps scolaire, à réfléchir collectivement sur la gestion d’un petit territoire de proximité situé à l’extérieur d’une école, d’un collège ou d’un lycée. Selon sa localisation, elle sera qualifiée d’aire marine éducative (AME) lorsqu’elle est située sur le littoral, ou d’aire terrestre éducative (ATE) lorsqu’elle se déploie à l’intérieur des terres.

Les élèves sont accompagnés de leurs enseignants et d’une structure d’éducation à l’environnement dans la découverte de plusieurs espaces qu’ils explorent avant de choisir l’un d’eux qui deviendra leur aire éducative. Ils identifient les enjeux liés à cet environnement, débattent collectivement, prennent des décisions et proposent des actions concrètes, devenant ainsi de véritables acteurs de leur territoire.

Depuis sa création, le dispositif co-piloté par l’Éducation nationale et l’OFB s’est largement développé en Pays de la Loire et compte actuellement 87 établissements scolaires engagés.

Si vous souhaitez vous lancer dans la création d’une Aire Educative avec votre classe, vous trouverez des éléments d’aide dans le Recueil d’inspirations et de conseils, réalisé par la Direction régionale de l’OFB et l’académie de Nantes mais également dans La lettre d’actualité EDD de l’académie de Nantes dédiée à ce sujet.

Mission ODD 2024-2025

Le Défi ODD, proposé par la mission CST (Culture Scientifique et Technologique) et la mission RUN (Ressources et Usages du Numérique), permet d’associer l’enseignement des sciences et des usages du numérique avec une sensibilisation au développement durable.

Les classes inscrites avaient pour mission de répondre à une problématique autour d’un Objectif de Développement Durable (ODD) via une démarche scientifique puis, dans un second temps de présenter cette démarche ainsi qu’un geste pour la planète qui contribue au développement durable.

Nous sommes fiers de vous présenter le travail des classes inscrites à l’édition 2024-2025 et de découvrir le geste pour la planète qu’ils ont choisi de mettre en œuvre.

Les élèves de la  classe de CE2-CM1 du Genest-Saint-Isle se sont demandés : Pourquoi les poissons sont-ils morts ?

Les élèves de la classe de CE2-CM1-CM2 de l’école Auguste Lécuyer de Montaudin se sont interrogés sur :  Pourquoi et comment la neige a t’elle fondu ?

Les élèves de la classe de CE2-CM1-CM2 de l’école de La Pellerine ont cherché : Comment faire pour éviter les inondations ?

Les élèves de la classe de CM1-CM2 de l’école Fernand Vadis d’Ernée ont voulut savoir : Pourquoi y a t’il de plus en plus d’inondations ?

Félicitations à toutes les classes pour leur investissement et la qualité du travail réalisé.
Rendez-vous en septembre pour une nouvelle édition du défi.

La labellisation E3D

La labellisation « E3D » (École ou Établissement en Démarche globale de Développement Durable) a été développée par le ministère chargé de l’éducation nationale pour reconnaître et encourager les écoles et établissements scolaires qui s’engagent dans une démarche globale de développement durable.

Cette démarche participe à l’éducation au développement durable, en faisant de l’établissement un lieu d’apprentissage global du développement durable.

La démarche « E3D » se conjugue avec l’ensemble des éducations transversales, non seulement l’éducation au développement durable, mais aussi l’éducation à la santé, l’éducation à la citoyenneté, l’éducation artistique et culturelle, ou encore l’éducation aux médias.

Les écoles et les établissements qui souhaitent obtenir un label E3D, doivent déposer un dossier de labellisation pour le mercredi 11 mars 2026 au plus tard.

Emmanuelle Thera (Professeur SVT- enseignante référente mission EDD) ) et Damien Dumousset (chargé de mission sciences, technologies et éducation au développement durable ) sont à votre disposition pour vous accompagner dans vos demandes de labellisation.

De la ruche au miel

Le témoignage des élèves de CE/CM de l’école du Ribay sur leur travail autour de l’abeille.

« Le président du SIVU du Mont du Saule a demandé au maître si nous étions intéressés pour rencontrer un apiculteur.

Evidemment nous avons répondu oui ! Le 25 avril, un apiculteur professionnel est venu à l’école nous présenter une ruche avec les cadres de couvain, les cadres avec le miel, les outils de son travail, etc. Il avait aussi apporté une boîte avec des abeilles : une reine, des mâles (appelés faux-bourdons) et des ouvrières. Heureusement que la boîte ne s’est pas ouverte car elles n’étaient pas très contentes d’être enfermées. Nous avons posé beaucoup de questions à l’apiculteur, nous étions très impressionnés par l’organisation d’une ruche.

Suite à cette rencontre, nous avons fait une synthèse en classe de tout ce que nous avions appris. Nous avons également listé d’autres questions que nous n’avions pas eu le temps de poser. Notre objectif final était de réaliser un panneau qui sera installé sur le site du Mont du Saule, à quelques kilomètres de notre école.

Pour cela, il nous a fallu travailler en groupes et faire de nombreuses recherches sur des thèmes très différents : la fabrication du miel, les alvéoles, l’organisation d’une ruche, les métiers de l’abeille, ce qu’elle mange, etc.

Toutes ces recherches ont été synthétisées et mises en page par notre maître. Après trois semaines de recherches, d’hypothèses, de dessins, de rédaction, le panneau était terminé. Il n’y a plus qu’à attendre le dimanche 6 juillet, jour de l’inauguration. Nous avons hâte d’y être et de présenter notre travail.  »

Les Petits Reporterres Mayennais

Après l’eau, les arbres, les pollinisateurs, c’est au tour des oiseaux d’être étudiés, cette année, par les élèves de cycle 3 dans le cadre du projet Les Petits Reporterres Mayennais.

Ce projet  a pour but de sensibiliser les élèves de cycle 3 aux enjeux du développement durable, par la réalisation de reportages à travers une démarche de journalisme de solutions.

Au niveau local, les élèves mènent une enquête scientifique et journalistique sur une problématique autour de la thématique choisie, faisant le lien entre les enjeux environnementaux et scientifiques. Ils rendent compte de leurs conclusions à un public local à travers un média qu’ils choisissent presse locale, radio, télévision, expositions).

Les projets de reportages présentés doivent s’inscrire dans l’une, ou plusieurs, des « 5 finalités du développement durable » suivantes :

  1. La lutte contre les changements climatiques
  2. La protection de la biodiversité, des milieux naturels et des ressources naturelles
  3. L’épanouissement de tous les humains
  4. La cohésion sociale, la solidarité entre les générations et les territoires
  5. La production et la consommation responsable

Les enseignants du 1er et 2nd degré, des classes inscrites, se sont retrouvées à Canopé Laval lors d’une journée de formation.

A cette occasion, ils ont pu aborder l’aspect scientifique du projet et découvrir certaines notions journalistiques comme l’interview et l’utilisation de la classe radio.

Préserver la haie bocagère

Les élèves de la classe de 6C, du collège des Avaloirs, mènent un projet d’éducation aux médias (EMI) et au développement durable (EDD) tout au long de l’année dans le cadre du dispositif Petits ReporTERRES Mayennais en partenariat avec le Parc Naturel Régional Normandie Maine.

Ils s’intéressent à un écosystème naturel spécifique : la haie bocagère et plus particulièrement à l’arbre têtard. Ils mènent des investigations pour comprendre l’importance de cet écosystème en terme de biodiversité et dans le cadre d’un journalisme de solution, pour proposer des pistes afin de protéger et préserver cet écosystème. Les intervenants du CPIE (Centre d’Initiatives Pour l’Environnement) de la Mayenne ont accompagné les élèves dans leur découverte de cet écosystème.

Dans le cadre du programme de SVT et de l’EMI (Éducation aux Médias et à l’Information), les élèves ont tous participé à la réalisation de vidéos pour répondre à une problématique précise : comment préserver la biodiversité des haies bocagères ?

 

A la découverte d’un chemin creux

Depuis le début de cette année scolaire, Annabelle Malassenet amène réguliérement sa classe de maternelle vivre la classe dehors à la Plaine d’Aventure à Laval. L’objectif est d’étudier et d’observer l’évolution d’un milieu particulier, le chemin creux, au fil des saisons.

Cela donne lieu à de nombreuses situations d’apprentissages dans le domaine des sciences et de l’exploration du monde mais également dans les autres domaines d’enseignements.

De retour en classe, les activités et apprentissages proposés prennent appui sur les expériences vécues sur place et sur les observations réalisées.

Voici le témoignage des élèves de cette classe de l’école maternelle de La Senelle.

« Une fois par mois, nous chaussons les bottes pour aller à la Plaine d’Aventure et explorer le chemin creux (la faune et la flore) au fil des saisons.  Nous y allons à pied. Nous cherchons des trésors de la nature et aussi des traces de la présence animale. Nous prenons le goûter. Nous lisons des histoires. Nous dansons pour nous réchauffer. 

Nous observons les changements de paysages à partir de photos. Nous observons l’évolution des arbres (nous avions accroché un petit fil à certains pour les retrouver à chaque sortie). Nous jouons dans les flaques d’eau. Nous faisons la récréation.

 Une fois en classe, nous écrivons les nouveaux mots que nous avons appris pour nos tableaux de trésors. Nous commentons nos photos au micro. Nous faisons des installations avec nos trésors. Nous préparons un herbier. Nous observons et dessinons les feuilles. Nous dictons à la maîtresse pour préparer notre journal de bord. Nous trions photos et petits phrases dictées à la maîtresse pour notre journal de bord. »